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DUBOIS, Louis (1773-1855) : Recherches sur le jeu des échecs.- A Alençon, de l'Imprimerie de Malassis le jeune, place du Cours, An XI de la République.- 8 p., 8°.
Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Bibliothèque Municipale de
Lisieux (03.V.2001)
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Recherches sur le jeu des échecs
par
Louis Dubois
Bibl. de l'Orne, et Memb. de plusieurs Soc. savantes. Lu à la Société d'Emulation d'Alençon, le 9 vent. an 9.
Extrait des n.os 15 et 16 du Journal du Dép.t de l'Orne.
«LE Jeu des échecs, dit
Jaucourt dans le dictionnaire encyclopédique, le jeu des échecs que
tout le monde connaît et que peu de personnes jouent bien, est le plus
savant et celui dans lequel l'étendue et la force de l'esprit du jeu
peut se faire le plus aisément remarquer».
Ce jeu, qu'une tradition plus fabuleuse encore que
celles qui nous ont transmis les détails du siège de Troie, attribué à
Palamède l'un des assiégeans de cette cité, fut inventé dans l'Inde. Le
savant Fréret a consigné dans le tome 5 des Mémoires de l'académie des
inscriptions dont il était membre, une dissertation (1)
sur cet objet, de laquelle Jaucourt plaça l'extrait dans le
Dictionnaire encyclopédique. Saverien a écrit aussi chez nous
l'histoire des échecs. Le dictionnaire des Origines, fidèle à son plan
de compilation, n'a fait que copier l'article de Jaucourt. Ils avaient
été précédés dans cette carrière par Ruy Lopes de Segura, qui fit
imprimer en espagnol son livre de l'Invention du jeu des échecs (2), par l'italien Dominique Tarsia (3), et chez nous par Sarrasin, dont le petit ouvrage parut sous le titre d'Opinions du nom et du jeu des échecs (4).
Tout le monde connaît le joli poëme latin de Vida (5), dont Louis Desmasures (6) et Vasquin Philière (7) suivant Duverdier, et, selon Lacroix Dumaine, Philieul, donnèrent des versions en vers dans notre langue.
Au moment où l'Europe conquise à la paix par la
victoire va permettre au plus grand nombre de nos héros de venir goûter
dans leurs foyers le repos qu'ils ont donné au monde, s'il est un jeu
fait pour retracer dans de nobles délassemens les images de la
politique et de la guerre, c'est incontestablement le jeu des échecs
qui alors serait rappelé à son principe. Il fit l'amusement des plus
grands hommes ; et le prodige du 18.e siècle ; Voltaire ne dédaignait
pas d'y consacrer quelques momens tous les jours avec un homme qui lui
devait le repos et un asile, le jésuite Adam, qui, en dépit de son nom
et comme le disait en riant l'auteur de la Henriade, n'était pas le
premier homme du monde. Le goût de moraliser fit même dans le 12.e
siècle regarder les échecs comme une image de la vie humaine.
Les étymologistes ont lâché la plus rude bordée de mots latins pour expliquer le mot échec qu'ils n'ont pas expliqué.
Si l'on en croit le jésuite Sirmond, échec viendrait de latrunculi, jeu romain qu'on croit avec plus de raison être notre jeu de dames. Voici à peu près son opinion : Latrunculi vient de latro, d'où nous avons tiré notre mot larron : or, lors de l'invasion des barbares septentrionaux, ce mot fut remplacé par leur mot scach qui signifie la même chose. Les italiens d'ailleurs appelent les échecs scacchi qui vient évidemment du mot scach.
Leunclavius dérive bravement les échecs du mot uscoques
; parce que les Uscoques étaient des voleurs : Jules César de Lescale,
plus connu sous le nom de Scaliger, lui a répondu en prouvant que le
jeu latrunculi était en usage dès le poëte Lucilius. Joseph
Scaliger et Saumaise de leur côté trouvent tout simple de faire venir
par une route facile les échecs du latin calculus, ce qui, au
moyen d'une contraction et graces à sept ou huit lettres changées dans
un mot qui n'en a pas davantage, se trouve très-clairement établi.
Il n'y aurait peut-être qu'une petite difficulté, c'est qu'il est prouvé que les romains appelaient calculi
ces petites pierres applaties ou ces petites pièces de bois tournées,
avec lesquelles on joue aux dames et à la marelle. Comme le dit Ovide :
Sive latrocinii sub imagine calculus ibit.
La description que Lucain dans le panégyrique des Pisons donne du jeu latrunculi
ne ressemble pas du tout aux échecs ; les détails qui sont fort étendus
ne parlent ni du roi, ni des pions, ni de cette variété de pièces qui
composent nos échecs. Ces vers qui ont trompé Sarrasin sont la
très-fidèle peinture du jeu de dames, même tel que nous le connaissons :
Callidiore modo tabulâ variatur apertâ
Calculus, et vitreo peraguntur milite bella,
Ut niveus nigros, nunc et niger alliget albos.
Ce qui ajoute encore à la preuve, c'est cet hémistiche placé au 8.e vers après ceux que je viens de citer :
Obligat ipse duos.
C'est au jeu de dames seul qu'un pion peut en
prendre plusieurs d'un seul coup. Ajoutons que les Romains jouaient
avec 24 scrupules ou calculs, nombre qui ne convient qu'aux dames et
pas du tout aux échecs.
Il faut reléguer l'invention attribuée à Palamède
par quelques poëtes, aux dieux de l'Océan par Vida qui pouvait réclamer
les priviléges de la poësie et les licences de la fiction, parmi les
traditions qui firent d'autant plus les délices de Nos Pères, qu'elles
étaient plus éloignées de la simple et naïve vérité.
Fréret, dans la dissertation dont j'ai parlé plus
haut, a, mieux encore que Sarrasin, détruit tout cet échafaudage
d'érudition, par une opinion et des recherches plus raisonnées et
appuyées sur des témoignages incontestables.
Les premiers auteurs qui aient écrit ou parlé des
échecs dans l'Occident, sont nos vieux romanciers, qui tous regardent
les Orientaux qu'ils appelent indistinctement Sarrasins, comme
très-habiles dans ce jeu.
La Princesse Anne Commène, dans la Vie de son père
Alexis Commène, empereur de Constantinople, dit que ce jeu qu'elle
appelle zatrikion fut enseigné aux Grecs par les Persans, qui à leur
tour conviennent le tenir des Indiens, dès le commencement du 6.e
siècle de l'être vulgaire. Les Chinois, tout fiers qu'ils sont, font
également honneur de l'invention aux
Indiens ; et le Haï-Piène, qui est leur grand vocabulaire, dit au mot
siangh-ki que ce jeu qu'ils appellent jeu de l'éléphant, passa chez eux
sous le règne de l'empereur Vou-ty, l'an 537 à peu près de l'ère
chrétienne.
Tixeira, auteur espagnol d'une Histoire des rois de
Perse et d'Ormus, assure que Mijkond, historien persan, dit que, sous
le règne de Kesère Anuxiron (que les Persans et les Arabes appellent
Nusirrauvan, et que nos auteurs européens ont, suivant leur louable
habitude, défiguré sous le nom méconnaissable de Cosroés, vers l'an 573
de l'ère vulgaire,) les Indiens
firent présent aux Persans du jeu des échecs.
On s'accorde assez généralement maintenant à placer
le berceau des échecs à côté de celui de l'apologue, et à donner à peu
près le même motif à l'invention, celui de faire entendre, par des
allégories, dans le pays du despotisme, la vérité qui, là plus
qu'ailleurs encore, ne se dit presque jamais impunément.
Tandis qu'à diverses époques nos moines européens
inventaient des règlements et des croisades, trouvaient la poudre à
canon et des schismes, brûlaient des hérétiques et des livres,
arrangeaient des cas de conscience, des légendes et des anagrammes, le
bramine indien Sissa prouvait allégoriquement à un roi, par les échecs
qu'il venait d'inventer, qu'un prince n'est rien sans ses sujets, et
que l'amour des peuples fait la seule force des gouvernemens.
Ce jeu dans l'Orient s'appelle schatrengi ou shatrak
; c'est-à-dire, jeu du shah ou du roi. Shek signifie aussi en arabe le
roi. C'est de ce mot que les Latins modernes ont fait scaccorum ludus, les Italiens scacchi, et nous les échecs, en ajoutant un é, comme nous l'avons fait constamment dans beaucoup de mots que nous avons empruntés aux étrangers pour enrichir notre langue (8).
Et c'est du mot schatrengi que les Grecs du bas Empire ont tiré leur
mot zatrikion, en adoucissant à leur manière l'initiale qui leur
semblait barbare. Les Arabes ou les Maures avaient fait de schatrengi,
xatrang, ou, comme l'écrit Sarrasin, alxatrang, en ajoutant l'article ;
et d'alxatrang, les Espagnols, avec lesquels les Maures furent
long-tems mêlés, firent leur mot alxaedre ou axedres, qui chez eux veut
dire les échecs.
Notre terme d'échec et mat n'est pas même la
traduction, c'est la simple défiguration des mots persans shak mat, qui
signifient comme chez nous : Le roi est pris ou mort.
Je vais passer aux noms des objets qui composent ce
jeu très-savant et surtout très-varié dans la marche et la puissance de
ses différentes pièces.
Le mot roi est la traduction du terme shek qui, avec la même signification dans l'Orient, a donné son nom à ce jeu.
Nous avons signalé notre galanterie accoutumée en
donnant à la seconde pièce le nom de reine ou de dame ; et cette marque
de déférence et de respect pour un sexe qui chez nous comme sur l'arène
des échecs est en effet tout-puissant, n'a pas trouvé de censeurs. Son
nom en persan est ferz ou ferzin, qui veut dire un visir, un ministre
d'état ; et, dans les monarchies comme sous le despotisme, il est vrai
que la puissance d'action du ministre est plus grande que celle des
rois. De ferz nous avons fait fercia dans des vers latins du
12.e siècle, puis fierce et fierge dans le roman de la Rose et dans les
vieux récits de nos romanciers surannés de la Table Ronde et des Preux.
Ces mots se trouvent aussi dans plusieurs traités manuscrits du jeu des
échecs qui sont à la Bibliothèque nationale (9). De fierge on a fait vierge,
et c'est delà probablement qu'est venue la dame, toujours vierge, sans
doute, de notre jeu d'échecs. Elle ne pouvait autrefois s'éloigner du
roi que de deux cases. C'est sans raison qu'on a transformé le visir en
dame, puisque le pion qui est parvenu à la dernière case de l'échiquier
obtient la marche et les prérogatives de notre dame : il est ridicule
qu'un simple soldat devienne une dame, tandis qu'il est très-possible
qu'un soldat, qui a fait preuve de bravoure, acquière un grade fort
élevé, comme celui de visir ou de ministre.
La troisième pièce, le Fou, a chez les Orientaux le
nom de fil, qui veut dire éléphant, parce qu'elle a chez eux la figure
de cet animal. De fil on avait fait alphillus, et nos vieux
poëtes auphin ou dauphin ; il ne fesait que deux pas sans compter sa
case. Plus hardis que les sujets des sheks, nous lui avons donné le nom
de fou, parce que, comme dit notre vieux satyrique Regnier,
Les fous sont aux échecs les plus proches des rois.
Le nom de cavaliers qu'on donne à la quatrième pièce
est reçu partout : les Persans l'appèlent asp ou faraz qui veut dire un
cavalier.
Il n'en est pas de même de la cinquième que nous appelons tour, et que chez les Orientaux on nomme rokh, d'où nous avons fait roquer.
Il en est de cette pièce comme de celle que nous appelons le fou, et
qui en Orient est un éléphant : notre tour est le rokh, c'est-à-dire,
le chameau, et chez les Indiens elle a en effet la figure d'un chameau
monté d'un cavalier (10). Marini, dans la description des échecs qu'on lit dans son Adone, s'exprime ainsi :
Les pions sont les piétons de l'armée, péada en
persan, c'est-à-dire, les hommes de pied, les fantassins, plus
nombreux, plus exposés, sacrifiés là comme partout plus volontiers que
les hautes puissances. C'est toujours la fable des Animaux malades de
la peste :
Canaille, sotte espèce.
.... Vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant beaucoup d'honneur.
Autrefois on jouait aux échecs avec des pièces
figurées comme celles qui avaient appartenu à Charlemagne, et que l'on
conservait dans le trésor de S.t-Denis.
Les Chinois, au rapport de la Loubère dans sa
Relation de Siam, et de Hyde dans son traité des Jeux des Orientaux,
ont fait quelques additions à ce jeu qui aujourd'hui chez eux joint à
ses nombreux équipages la ressource des canons.
Ce Tamerlan qui, boiteux, disait au borgne Bajazet
qu'il avait vaincu : «Quel cas faire des honneurs en les voyant
départis à des hommes tels que nous» ; le Tatare Timur-bec, passionné
pour les échecs, y fit aussi quelques changemens. «Tamerlan donna le
nom de Schah Rokh à un de ses petits-fils, parce qu'il reçut la
nouvelle de sa naissance comme il jouait aux échecs, et qu'il avait
fait échec au roi avec la tour, ou, selon d'autres, avec le cavalier.
Or, ce coup s'appelle shah rokh en persan».
«Les échecs que les Turcs jouent beaucoup n'ont
point de figures d'hommes ni d'animaux. J'en ai vu de morceaux d'agates
orientales enrichis d'or. Il n'y a pas non plus de figures aux échecs
des Arabes qui, selon Niebuhr (12),
passent quelquefois les jours entiers sur l'échiquier, ce qui se voit
aussi chez les Turcs, comme l'a observé Corneille le Bruyen (13).
Chez les Persans les pièces sont figurées ; l'éléphant que j'ai vu
avait deux hommes sur le dos ; le roi était dans un kiosk ou belvédère.
Ce jeu est fort en usage chez les Calmoucks, comme l'a observé Pallas (14) ; ils suivent les
mêmes règles que nous, excepté qu'ils font avancer trois pions en commençant la partie.
Il y a quelques auteurs arabes et persans qui ont
écrit sur les échecs ; on les trouve cités dans la Bibliothèque d'Hagi
Calfah ; Herbelot en fait aussi mention dans la sienne.» TODERINI, littérature des Turcs (15).
On se rappelle cet automate de Kempelen, qu'il avait
annoncé dès 1769, et qu'en 1783 tout Paris, et l'Académie des sciences
même allèrent voir. Ce joueur d'échecs luttait avec avantage contre les
bons joueurs. On peut consulter à ce sujet une brochure (16)
intitulée : Lettres de M. Windisch sur le joueur d'échecs de M. de
Kempelen, conseiller des finances de l'empereur, traduites de
l'allemand et publiées par Chrétien de Mechel, à Paris, chez
Alexandre Jombert jeune».
On a mis au nombre des joueurs d'échecs les plus
savans Boi surnommé le Syracusain, qui fut, à cause de ce talent,
très-considéré de Philippe II, roi d'Espagne ; Arnaud, mestre de camp,
auquel Sarrasin dédia ses Opinions sur les échecs ; la Salle qui
gagnait de mémoire le duc de Nemours ; le duc de Nemours lui-même ;
Philidor, auteur d'un bon traité sur ce jeu savant ; Légal ; Husson ;
quelques joueurs du café de la Régence, et dans le 17.e siècle,
Gioachim Greco dit le Calabrois. J. J. Rousseau parle aussi, dans le
7.e livre de ses Confessions, de son goût pour les échecs.
C'est surtout d'après la manière de jouer de ce
Greco, que l'on fit le traité en cent chapitres qui porte son nom :
ouvrage trop fortement et trop long-tems vanté.
Nous avons eu depuis de meilleurs traités. Philidor
surtout analysa ce jeu avec beaucoup de sagacité dans son livre
très-connu. Salvio Carrera et Lolly ont écrit d'une manière
très-diffuse, et ont effrayé par l'étendue de leurs ouvrages. Enfin
parut en 1775 le Traité théorique et pratique du jeu des échecs, qui
eut en 1786 les honneurs d'une seconde édition. Un Juif
d'Amsterdam, dont j'ai oublié le nom, a publié depuis peu d'années, sur
le même sujet, un ouvrage in-8.° qui passe pour excellent. Il parut en
1778 un volume in-12 intitulé : Nouvelle manière de jouer aux échecs.
J'avais cru n'écrire que quelques notes ; la matière
s'est étendue sous la plume. Permettez-moi ce long récit : les vieux
soldats content longuement les batailles où il se sont trouvés ; les
vieux céladons se plaisent à détailler les bonnes fortunes qu'ils ont
eues et celles même qu'ils n'eurent jamais. Je puis vous demander
maintenant, comme dit Andrieux à la fin de son charmant Hôpital des
fous :
Comment le trouvez-vous, si vous ne dormez pas ?
Je vais pourtant terminer et je finirai par cette
belle description des échecs qu'on lit dans le premier chant d'un poëme
trop prôné et trop censuré, l'Homme des Champs, de Delille :
....dans ses calculs gravement enfoncé,
Un couple sérieux qu'avec fureur possède
L'amour du jeu rêveur qu'inventa Palamède,
Sur des carrés égaux, différens de couleur,
Combattant sans danger, mais non pas sans chaleur,
Par cent détours savans conduit à la victoire
Ses bataillons d'ébène et ses soldats d'ivoire.
Long-tems des camps rivaux le succès est égal.
Enfin l'heureux vainqueur donne l'échec fatal,
Se lève, et du vaincu proclame la défaite.
L'autre reste atterré dans sa douleur muette,
Et, du terrible mat à regret convaincu,
Regarde encor long-tems le coup qui l'a vaincu.
NOTES :
(1) Lue le 24 juillet 1719. Hist. T. 5. in-4.°
(2) Alcala, 1661. in-4.°
(3) Venise. in-8.°
(4) Paris.1 v. in-12.
(5) Scacchia Vidæ, commentariis illustrata à Luca Wiellio ; Argentinæ, Ledertz, 1554. in-12.
(6) Lyon, de Tournes ; 1 vol. in-4.° C'est une mauvaise paraphrase en vers de 8 syllabes.
En voici les deux premiers vers :
Je chante en jeu une guerre pourtraite ;
D'un fier combat la semblance je traite. etc.
(7) Paris, Philippe Danfrie et Robert Breton, 1559. Nous connaissons encore l'ouvrage
suivant : La Scaccheide di Gregorio Ducchi. Vicenza, Perin, 1586. in-4.° ; et il Giuoco de gli
scacchi, ridotto in poema eroïco da Gregorio Ducchi. Vicenza, Perin, 1607. in-4.°
(8) Species a fait espèce, speranza espérance, etc. etc.
(9) Mss. 7197 ; 7198 ; 7199 ; 7102; 7603 ; 7604 ; 7605. Voyez les Echecs d'Amour, Mss.
6808 ; 7510. Jeu des Echecs, 7918.
Le roman de la Rose s'exprime ainsi :
«Car on n'have (n'avertit) pas les garçons,
«Fols, chevaliers, fierges, ni rocs».
Le traducteur du poëme de la Vieille dit, en décrivant les Echecs :
«En deux parts veoir y pourrés
«Roi, roc, chevalier et auphin,
«Fierge et peon etc. ».
(10) Ce cavalier est armé d'un arc et d'une flèche. C'était la seule pièce qui sautât d'un bout
à l'autre de l'échiquier : ce qui pour un chameau n'est pas extraordinaire, mais ce qui est
passablement ridicule pour une tour.
(11) Rocca en italien signifie tour.
(12) Voy. en Arabie, t. 1.
(13) T. 1.
(14) Hist. des Découv. t. 3.
(15) Trad. par Cournand ; t. 3. p. 87.
(16) 36 pages. Fig.
Cartes... Histoires de joueurs (le 07/06/2009 à 19h59)
Histoires de Joueurs
Ed. Sortilèges
Textes réunis par Julien Kléder, 1998. 4ème de couverture : Le jeu est-il simplement un jeu ? N'y-a-t-il pas, derrière ces gestes simples qui consistent à poser une carte sur une table, à lancer des dés, à placer un jeton sur un tapis, à bouger un pion sur un échiquier, des forces étranges qui cherchent à se libérer ? Jeu d'enfant, ou jeu avec le destin ? Le jeu, tous les jeux, des jeux de casino aux paris les plus insensés, et les joueurs, qu'ils soient passionnés ou pittoresques, blasés ou avides, le rouge et le noir, le pair et l'impair, le passe et le manque (...) Histoires de Joueurs comprend une nouvelle inédite en français de l'écrivain américain Bret Harte, "La convalescence de Jack Hamlin"
1- BRET HARTE (1836-1902- USA) - La convalescence de Jack Hamlon - Poker. 2- SACHA GUITRY (1885-1957 - France) - La roulette (Extrait Mémoires d'un tricheur) 3- NICOLAS CHAMFORT (1740-1794 - France ) - Maximes sur le jeu - A noter une citation de cet auteur : Il y a plus de fous que de sages, et, dans le sage même, il y a plus de folie que de sagesse. 4- LU XUN (1881-1936- Chine) - Le joueur giflé (La véritable histoire de Ah Q) - Dés... 5- EDGAR ALLAN POE (1809-1849 - USA) - Ne pariez jamais votre tête au diable - Pari 6- FEDOR DOSTOIEVSKI (1821-1881 - Russie) - Une grand-mère au casino (Extrait Le Joueur) 7- ALEXANDRE POUCHKINE (1799-1837 - Russie) - La Dame de Pique - carte 8- ANTOINE HAMILTON (1646-1720 - Irlande) - Deux Allemands qui jouaient au trictrac (Mémoires du chevalier de Gramont) 9- WILLIAM MAKEPEACE THACKERAY (1811-1863 - Royaume-Uni) - Un chantage de Barry Lyndon - carte 10- ALPHONSE ALLAIS (1854-1905 - France) - Immoralité du jeu - carte 11- LEON BLOY (1846-1917 - France) - Faire fortune (Exégèse des lieux communs) 12- JULES VERNE (1828-1905 - France) - Le pari de Phileas Fogg (Le Tour du monde en quatre-vingt jours) 13- BLAISE PASCAL (1623-1662 - France) - Nécessité du pari (Pensées) 14- STEPHAN ZWEIG (1881-1942 - Autriche) - Un homme qui allait vers la mort (Vingt-quatre heures de la vie d'une femme) - casino 15- ERNST THEODOR AMADEUS HOFFMANN (1776-1822 - Allemagne) - Le Bonheur au jeu (Contes fantastiques) - casino 16- PHILIP, LORD CHESTERFIELD (1694-1773 - Royaume-Uni) - Conseils à son fils (Lettres à son fils) - carte 17- HONORE DE BALZAC (1799-1850 - France) - Dans une salle de jeu (La peau de chagrin) - casino 18- ANDRE PIERRE DE MANDIARGUES (1909-1991 - France) - Le casino patibulaire (Le musée noir) - casino 19- HENRY MURGER (1822-1861 - France) - Son Excellence Gustave Colline (Scènes de la vie de Bohème) - billard - carte 20- ERNEST WILLIAM HORNUNG (1866-1921 - Royaume-Uni) - Amateurs et professionnels (Raffles un cambrioleur amateur) - cricket 21- MARK TWAIN (1835-1910 - USA) - Un pari de milliardaires (Contes humoristiques) 22- PROSPER MERIMEE (1803-1870 - France) - La partie de trictrac 23- DAMON RUNYON (1880-1946 - USA) - Kid la Pastille (Nocturnes dans Broadway) - pari
Pas de jeu d'échecs donc, malgré ces petits mots sur la 4ème de couverture mais un retour sur des auteurs anciens autour du jeu et autour des joueurs.
Couvertures - Spirales infernales - Deaver (le 17/05/2009 à 23h27)
Spirales infernales
Jeffery Deaver
Ed. Le livre de Poche n°31241, Ed des Deux Terres, 2007 (Twisted, New York, Jeffery Deaver 2003). Thriller.
Troublantes et haletantes, seize nouvelles claquent comme des tirs de sniper. Partout le mal rode... (Extrait 4ème de couverture). Et Chicago Tribune ajoute : Comme une partie d'échecs où les pièces tomberaient en saignant sur l'échiquier.
Philippe Sohiez est l'auteur de la photo de couverture. Gros plan sur une dame blanche. Du jeu d'échecs, pas davantage dans ce bouquin, à part une petite phrase : Et même du club d'échecs, bon Dieu !, page 158, dans une nouvelle intitulée : Sur la même longueur d'onde.
Jeu de go - Le champion d'Europe contre MoGo (le 14/05/2009 à 22h21)
Evènement à l'espace des Sciences RENNES le 22 MAI 2009 !
Un match de go Homme/Machine : le champion d'Europe contre le logiciel MoGo !
et l'annonce : En 1997, un ordinateur battait, pour la première fois, Garry Kasparov, le champion du monde des échecs. Plus complexe que les échecs, avec plus de 10 puissance 600 possibilités de jeu, le jeu de Go est un défi pour la machine.
Quand deux savants ont l'idée géniale de rendre intelligent Averell le Dalton le plus bête, et rantanplan le plus bête chien de l'Ouest, tout peut arriver... et oui même une partie d'échecs !
Rechercher une petite vignette du jeu à l'intérieur de l'album !
Bd - Ken Games - Robledo et Toledano (le 19/04/2009 à 12h50)
Ken Games Tome 1 - Pierre
Robledo et Toledano
Ed. Dargaud, 2009
4ème de couverture : Ils se nomment Pierre Fermat, Thierry-Jean Feuille alias TJ et Anne Parilou. Ils sont amis. La façade extérieure de leur vie semble lisse et réglée au cordeau : Pierre est un mathématicien à l'avenir prometteur, TJ un banquier propre sur lui et Anne une institutrice qui rêve d'écrire des histoires pour les enfants. La vérité est que chacun d'eux a ses secrets pas toujours avouables et cultive l'art du mensonge avec talent! Un jeu bien évidemment dangereux mais toute vérité n'est pas toujours bonne à dire...
Games, des jeux bien entendu !, jeu de mensonges et tranches de vie en parallèles, boxe, poker ... et n'oublions trois belles pages d'échecs, une partie entre Pierre et TJ, avec piège à la clef et un bel Echec et Mat !
Belles affiches - Tranches de vie - Croquignols (le 17/04/2009 à 08h07)
Tranches de vie et tranches de rire.
Pions humains sur un jeu de marelle...
Théâtre
Huit comédiens, quelques chaises, un bar, un juke box et voilà que s’animent les textes drôles et parfois déjantés de Rémi De Vos, Jean-Paul Alègre, Christian Rullier, Jean-Michel Ribes, Sylvain Levey…
Venez découvrir le nouveau spectacle des Croquignols juniors intitulé « Tranches de vie »
Tarifs : 5 et 3 €.
2 représentations : - le samedi 18 avril à 20H30 à Taupont (salle des fêtes). Pas de réservation, billets à vendre sur place
- le samedi 25 avril à 20H30 à Ploërmel (Chapelle Bleue). Billets à
vendre à l’office culturel et l’office du tourisme.
Cerveau - 2001 : l'odyssée de l'espace (le 13/04/2009 à 07h22)
2001 : L'odyssée de l'espace
Arthur C. Clarke
Ed. J'ai Lu, collection de l'anniversaire, 349, 1998 (best-seller paru chez J'ai Lu en 1968). Évidemment, pas de difficultés pour trouver une édition de cet ouvrage !
4ème de couverture : Quelque part du côté d'un satellite de Saturne, on a localisé une source de radiations extraordinairement puissante. Un vaisseau y est envoyé en mission ultra-secrète, emportant à son bord un équipage dont une partie est en état d'hibernation. Le prodigieux cerveau électronique, Carl 9000, sert à la fois de navigateur et d'interlocuteur à ces hommes. Un voyage fantastique qui nous emmène aux confins du cosmos jusqu'aux origines de la vie.
Un résumé qui annonce fort bien la 3ème partie du roman, réécrit d'après le scénario original de Stanley Kubrick et Arthur C Clarke. Il ne faudrait pas occulter L'aube de l'humanité et la découverte du premier monolithe noir par les hommes-singes, pas plus que le vol spatial sur la lune et la découverte du monolithe enterré.
Ce livre permet de préciser quelques éléments du film de Kubrick, en particulier d'expliquer un peu plus l'origine des monolithes noirs. Le film est basé sur une nouvelle de Arthur C Clarke écrite en 1951 : La sentinelle.
Du jeu d'échecs dans le bouquin quelques mots page 86 : "Pour se distraire, il pouvait affronter Carl en de nombreux jeux à base mathématique tels que les échecs ou les polydominos. En utilisant toutes ses ressources, Carl pouvait gagner toutes ses parties, mais cela n'eût pas été bon pour le moral et il avait été programmé pour un maximum de cinquante pour cent de victoires (...) Le jeu d'échecs est mieux mis en valeur dans le film, une partie mémorable contre le super-ordinateur, tiré d'une réelle partie : Partie Roesch - Schlage (Hambourg 1910) 1.e4 e5 2.Cf3 Cç5 3.Fb5 a6 4.Fa4 Cf6 5.De2 b5 6.Fb3 Fe7 7.ç3 0-0 8.0-0 d5 9.exd5 Cxd5 10.Cxe5 Cf4 11.De4 Cxe5 12.Dxa8 Dd3 13.Fd1 Fh3 14.Dxa6 Fxg2 15.Te1 Df3 16.Fxf3 Cxf3#
Pas facile d'avoir des extraits de cette partie sur internet, la censure est passée sur Youtube, gare ! Big Brother nous regarde !
Un livre original de Nabokov, tout d'abord un long poème de 1000 lignes écrit par John Shade. Son voisin fasciné, professeur d'université lui aussi, entreprend le plus long commentaire du poème, y mêlant quantité d'anecdotes et réflexions sur tous sujets, rancontant ce pays Zembla, ses paysages et son historique, et surtout ses rois, la fuite du dernier roi réfugié aux Etats-Unis et la traque du roi par Vinogradus ... Les commentaires sont, nous dit la 4ème de couverture, une satire malicieuse des travaux de recherche et d'érudition tels que le conçoivent la plupart des universitaires américains...
Bien entendu, Nabokov, l'auteur de la Défense Loujine, ne peut s'empêcher de glisser quelques passages échiquéens à glaner par ci par là sans en être l'essentiel. -Pendant que je jouais aux échecs, dit-il page 66, un plan signé avec une couronne noire de roi d'échecs, page 95. Odon avait la mine contrariée d'un joueur d'échecs à qui on montre comment il aurai pu sauver la partie qu'il vient de perdre, page 115 ...
Ombres - Un saint homme - Hervé Jaouen (le 28/03/2009 à 19h00)
Un saint homme in Petites trahisons et grands malentendus
Hervé Jaouen
Ed. Diabase Littérature, 2009
4ème de couverture. Deux assureurs irlandais, pêcheurs à la ligne, amis mais compétiteurs jusqu'à la jalousie, un jeune écrivain confronté au faux pardon d'un ancien professeur envieux, un auteur célèbre face à la vacuité des dîners en ville, un millitaire en retraite manipulateur, deux soeurs en famille et en religion qui règlent leurs comptes au moment des derniers sacrements ... autant de portraits et de situations que Hervé Jaouen met en scène avec l'acuité d'un observateur sans concession. Une suite d'histoires noires, cruelles et drôles de la comédie humaine. Couverture : peinture de Georges Bahgory.
Six nouvelles et nos zones d'ombres qui créent les petites trahisons et les grands malentendus. Histoires qui respirent des réalités dans la minutie des sentiments et les détails des descriptions. Hervé Jaouen apprécie la nature, son Irlande certes, aussi les pêcheurs, ainsi déjà dans Histoires d'ombres (article), aussi les chasseurs, mais pas ceux qui lâchent les faisans pour en faire un carnage. Hervé Jaouen typent ses personnages, l'écrivain, la bonne soeur, le professeur ... un livre captivant !
La nouvelle Un saint homme, 30 pages, utilise le jeu d'échecs. Le nouveau directeur de la banque tente ainsi d'amadouer le préfet en retraite et son compte-chèques bien rempli. Les lundis, ils jouent dans la splendide villa Ker an Aod et ainsi il progresse dans le jeu d'échecs semaine après semaine.Il fait aussi connaissance de Poupinette (!), la femme du préfet ... Quelques années plus tard, un club d'échecs local fut créé, un évènement ! et les deux partenaires jouèrent ensemble en équipe ... jusqu'à ...
Merci à Jean-Yves Boivin pour l'info ! Un livre à découvrir dans toutes les bonnes librairies ! (16€) et précision : Le 7 avril 2009, "Petites trahisons et grands malentendus" a été
sélectionné pour le Goncourt de la Nouvelle 2009. Verdict final, le 12
mai.
JYB.
Joueurs d'échecs - Les joueurs d'échecs - Keyes (le 23/03/2009 à 23h50)
Les joueurs d'échecs
Frances Parkinson Keyes
Presses de la Cité, 1961
Voilà un roman qui occupe son monde, 476 pages de petits caractères, cependant passionnant, relatant la vie de Paul Morphy, le champion d'échecs américain. Les paysages de la Louisiane sont splendides et l'histoire américaine des plantations à la sécession est relatée dans les détails. Du jeu d'échecs bien entendu , la montée en puissance de Paul Morphy et ses rencontres contre d'autres champions, jusqu'au célèbre Café de la Régence à Paris. Et une histoire d'amour bien entendu, d'amour contrarié, Paul amoureux de la belle Yankee Charmian.
4ème de couverture : Frances Parkinson Keyes retrouve, pour les Joueurs d'échecs, un de ses cadres favoris, celui de la Nouvelle-Orléans. Son héros, Paul Morphy, est le petit-fils, à la fois d'un hidalgo et d'un marchand d'esclaves, tous deux liés par leur commun amour pour les échecs. Leur petit-fils sera encore plus doué qu'aucun d'eux, mais heureux au jeu, il sera malheureux en amour. Il ira oublier ses déceptions amoureuses en Europe, au temps de la guerre de Sécession et il sera, dans le Paris brillant et agité du Second Empire, le plus actif et le plus utile des agents secrets des Confédérés. Mais cette grande fresque historique n'évoque pas seulement Paul Morphy ; autour de ce héros principal, Frances Parkinson Keyes a planté les figures légendaires des plus grands des Confédérés, Beauregard, Benjamin et Slidell. Aprés l'épopée d'Atlanta avec Autant en Emporte le Vent, voici l'épopée de la Nouvelle-Orléans avec les joueurs d'Echecs.
Le sommaire : Première partie : La Reine est la pièce la plus forte de l'échiquier : Janvier 1825 - Février 1829 Deuxième partie : Le Cavalier avance : 1847 - 1857 Troisième partie : Le Roi des jeux : 1857 - 1859 Quatrième partie : Le Gambit n'est pas bon : 1861 - 1862 Cinquième partie : Le problème est différent quand on ne manie plus des pions mais des hommes. : 1862 - 1865 Epilogue : Shâh-Mât - 10 juillet 1884.
Pour servir d'introduction à bon nombre de chapitres, sont insérés des petits bijoux glanés de ci de là, ainsi citons, parmi tous :
page 39, le contrat de mariage le 20 février 1829 entre A. M. Morphy et L.Le Carpentier, parents quelques années plus tard de Paul. Parmi les biens de l'époux, une somme de 10 000 piastres, des parcelles de terrain et divers esclaves, dons Louison, mulâtresse, 45 ans, blanchisseuse, estimée 500 piastres (...) page 72, la morale des échecs écrit par Benjamin Franklin 1779 : en jouant aux échecs, dit-il, nous aprrendrons : 1° La prévoyance (...), 2° La circonspection (...), 2° La prudence et la réflexion, tout cela relaté par The Chess Reader. Page 246 : discours de Paul Morphy relaté par Philip W. Sergeant in Morphys's Gleanings, Un mot à présent sur le jeu même. Les échecs n'ont jamais été et ne pourront jamais être autre chose qu'une récréation. On ne devrait pas s'y livrer au détriment d'autres et plus sérieuses vocation, ils ne devraient pas absorber exclusivement les pensées de ceux qui apportent un culte à leur autel (...) Page 381 : Le Rubaiyat d'Omar Kheyyam d'après la traduction d'Edward Fitzgerald, Tout n'est qu'un échiquier de nuits et de jours Où le Destin joue en prenant les hommes pour pièces. Par-ci, par-là, déplaçant les uns et les autres, il joue, Et l'une après l'autre les pièces retournent dans le coffret. Page 463 : The Daily Picayune, vendredi matin, 11 juillet 1884 (...) Anderssen, comme Morphy, était remarquable pour la beauté de ses combinaisons ; il fut battu par Morphy en son jeune temps - Morphy qui ne jit jamais que gratter la surface de sa merveilleuse aptitude. Sans l'ombre d'un doute, Morphy fut le plus extraordinaire joueur d'échecs qui ait jamais vécu (....)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Morphy, à la lecture de sa biographie, nous découvrons que le roman de Frances Parkinson Keyes a su transcrire les matchs de Paul Morphy contre les meilleurs joueurs de l'époque (liens présents sous wikipedia des parties jouées contre Paulsen, Brunswick, Anderssen), a transcris sans doute assez fidélement le fil de l'histoire, mais a sans doute ajouté des éléments amoureux et modifié sans doute les idées de Paul Morphy au sujet de la guerre de Sécession...
Théâtre - La seconde pièce d'échecs (le 21/03/2009 à 17h41)
La seconde pièce d'échecs - Laurent Georget
La scène représente le bureau d'un commissaire de police. On y voit un détective, le commissaire assis à une table sur laquelle est posé un jeu d'échecs et un homme de l'autre côté.
LE COMMISSAIRE : Bon, reprenons, voulez-vous ? Vous affirmez donc avoir été tué. Pouvez- vous décrire votre agresseur ?
L'HOMME : Euh oui. Alors, il était grand, brun aux yeux marrons.
LE COMMISSAIRE : Ah, un peu comme vous en fait.
L'HOMME : Oui, voilà.
LE COMMISSAIRE : Autre détail ?
L'HOMME : Oui, avant de me tuer, il m'a soumis ce terrible problème. (il met les pièces en place)
LE COMMISSAIRE et LE DETECTIVE : (ensemble) Quel terrible problème !
L'HOMME : Comme vous le voyez ! Il m'a promis la vie sauve si jamais je lui fournissais la réponse mais j'étais tellement obsédé par l'idée de la trouver que j'en ai perdu tous mes moyens et que j'ai dû donner ma langue au chat. Cependant, à ma demande, il m'a donné la solution du problème.
LE DETECTIVE : (intéressé) Pourquoi vouliez-vous la connaître ?
L'HOMME : Pour ne pas avoir l'air de mourir idiot, bien sûr.
Le commissaire regarde d'un air interrogateur le détective qui hoche la tête d'un air approbateur.
LE DETECTIVE : C'est une réponse acceptable.
L'HOMME : Il m'a donc donné cette réponse très basique en somme (il montre) , j'en garde un souvenir acide... enfin je veux dire...
Le détective prend un air soupçonneux…
LE COMMISSAIRE : Nous avons compris, ce sera tout pour aujourd'hui, feu cher monsieur. Nous allons mener l'enquête, nous tiendrons évidemment au courant votre famille.
L'HOMME : Merci. (il s'en va)
LE COMMISSAIRE : Que pensez-vous de cela, cher ami ?
LE DETECTIVE : Nous ferions mieux d'inspecter la scène du crime notre défunt plaignant nous a indiqué.
LE COMMISSAIRE : D'accord. (ils passent côté jardin)
LE DETECTIVE : Comme c'est étrange, un couteau propre, des taches de sang partout et des pièces d'échecs qui trainent mais pas trace du cadavre du mort que nous avons vu tantôt. L'un de vos hommes l'a-t-il déplacé ?
LE COMMISSAIRE : Dieu me savonne, non ! Ce matin, une équipe qui faisait sa patrouille est tombé en arrêt devant cette cour où trainait le cadavre. Nous sommes tous accouru et l'affaire paraissant ténébreuse, nous avons fait appel à vos légendaires compétences et...
LE DETECTIVE : Un instant, comment saviez-vous que l'affaire était ténébreuse ?
LE COMMISSAIRE : Eh bien, il était six heures du matin et dans cette cour le soleil ne pénètre correctement qu'aux alentours de midi lorsque le soleil est au zénith à cause des quatre barres HLM qui nous entourent.
LE DETECTIVE : Une configuration astronomico-géographique propice aux meurtres, je commence à comprendre. Poursuivez, je vous en prie.
LE COMMISSAIRE : Donc, j'ai laissé un agent en faction, le reste a regagné le commissariat et moi, je suis allé vous trouver.
LE DETECTIVE : Un policier en faction, dites-vous ? Où cela ?
LE COMMISSAIRE : Tiens, oui. Où est-il ?
LE DETECTIVE : Le mystère s'épaissit. Tiens, un soulier, là-bas. (ils le ramassent et l'examinent)
LE COMMISSAIRE : Il fait partie de l'uniforme du commissariat. Il est formellement interdit de quitter son soulier, pourtant, même lorsque l'on est assis devant son bureau. Que faisons- nous, alors ? Il a dû arriver malheur au pauvre homme.
LE DETECTIVE : Je suggère que l'on regarde sous cette couverture. (ils regardent)
LE COMMISSAIRE : Malheureusement, ce n'est que le cadavre du policier disparu. Voyons ailleurs. (Il laisse retomber la couverture)
LE DETECTIVE : (une lueur de génie dans les yeux) Allons arrêter le prétendu mort.
Ils sortent, on les entend faire le tour puis ils rentrent côté cour encadrant le prétendu mort.
LE DETECTIVE : Allons, avouez tout.
L'HOMME : Eh bien, oui, j'ai menti, je ne suis pas mort. C'était une mise en scène.
LE DETECTIVE : A quel fin ?
L'HOMME : J'ai souscrit il y a quelques années une assurance qui me garantissait contre la perte définitive de balles du pistolet que je venais alors d'acheter.
LE DETECTIVE : Pour frauder, vous auriez pu tirer en l'air.
L'HOMME : On aurait pu dire que je l'avais dissimulé, ce qui d'un certain point de vue aurait été vrai tandis que si l'on me tuait avec une arme, le vol était avéré.
LE DETECTIVE : Cela aurait marché si vous n'aviez pas déposé un couteau mais bien votre pistolet dans la scène de crime.
L'HOMME : Je me suis rendu compte de cette méprise, aussi lorsque j'ai vu qu'un policier restait en faction devant la scène de crime, j'ai vu que là était ma chance. J'ai cessé de faire le mort, je me suis levé et j'ai entrepris d'escalader la barre HLM où j'habite.
LE COMMISSAIRE : (incrédule) Sous les yeux du policier ?
L'HOMME : Il ne me regardait pas moi, me sachant mort, mais l'unique accès menant à la cour où je faisais semblant de reposer.
LE COMMISSAIRE : Cet homme était drôlement malin. Il va falloir penser à le faire commissaire à titre posthume.
L'HOMME : Je suis donc rentré chez moi par la fenêtre, j'ai pris le pistolet, je suis redescendu par le même chemin, j'ai tué le policier, je l'ai trainé à travers la cour jusqu'à la couverture, dispersant ainsi du sang qui rendait l'affaire plus crédible et enfin, j'ai enlevé la chaussure droite du véritable mort pour lui donner une allure de cadavre plus naturelle et enfin j'ai dispersé quelques pièces d'échecs et je suis allé vous trouver. Je vous ai raconté cette histoire de problème d'échecs pour vous faire croire à un crime de maniaque des échecs revenu sur le lieu de son crime et assassinant un policier. Je serais curieux de savoir comment vous m'avez démasqué.
LE DETECTIVE : Je raconterais tout cela au procès. Allons, emmenez-le, cher ami.
Le policier l'emmène puis revient.
LE COMMISSAIRE : A moi, vous pouvez bien le dire tout de même.
LE DETECTIVE : Soit. Je me suis souvenu à la scène de crime de la déclaration qu'il nous avait faite à propos du problème d'échecs. Vous savez, cette histoire de solution basique et de souvenir acide.
LE COMMISSAIRE : Oui, oui, je m'en souviens. Et alors ?
LE DETECTIVE : Alors, je suis allé consulter l'expert chimiste du laboratoire de police et j'ai eu la confirmation de ce que je pensais. L'homme nous avait fait une fausse déclaration, il nous avait fait une fausse déclaration et de là, j'en ai déduit tout ce que vous avez entendu.
LE COMMISSAIRE : Prodigieux. Mais quel est le lien entre sa déclaration et la chimie ?
LE DETECTIVE : Eh bien, une solution, fût-elle celle d'un problème d'échecs ne peut pas être à la fois basique et acide. C'est chimiquement impossible. En fait, notre homme a voulu dire « j'en garde un souvenir amer » mais sa langue a fourché et il s'est trahi.
LE COMMISSAIRE : Véritablement prodigieux. Mais en fait cette pièce de théâtre dont nous sommes les personnages n'a aucun lien avec les échecs.
Livre-jeu- Echecs de Christophe Bernard (le 15/03/2009 à 09h56)
Echecs
Christophe Bernard
Ed. Mango Jeunesse
Un beau livre spiralé, incorporant un mini jeu d'échecs. La quatrième de couverture informe : Cet ouvrage vous explique le déplacement des pièces et les règles particulières, vous apprend à résoudre des <<combinaisons>> par thème, puis à rechercher des mats. Ensuite, des exercices sont proposés pour apprendre à démarrer correctement une partie d'échecs, à développer un <<plan>> en milieu de jeu, et à étudier les fins de partie. Enfin, on retrouve un florilège de parties miniatures célèbres (...)
Une méthode en images, entièrement nouvelle - l'ouvrage date de 2001 -, à la portée de tous. La manipulation du livre est effectivement agréable, bien qu'il faut quelque précaution pour ne pas abimer les feuilles de la spirale... Un coût à l'origine un peu cher pour le commun des joueurs (environ 37 euros bien que la valeur du contenu est là), c'est pourquoi peut-être un bon nombre d'exemplaires peuvent se retrouver aujourd'hui - 2009 - en solderie à des prix sacrifiés.
« approchez-vous, je vais vous apprendre à jouer aux échecs »,
je restai interloqué. Je m’étais arrêté à sa hauteur par curiosité car cela faisait plusieurs semaines que je le voyais, s’asseyant tous les jours vers midi sur un banc vert, sous les grands marronniers qui couvraient la partie du square qui longeait la place Thiers. Cela faisait des années que je tournais autour des pelouses du square Thiers, la grande ou la petite, car depuis des années nous allions au square matin et soir à la sortie de l’école. Des années qu’il ne s’était pas passé grand chose dans une espèce de monotonie routinière.
L’entrée principale du square se situait place Saint-Pierre derrière la statue équestre de Jeanne d’Arc qui se trouve face à l’église. L’entrée était scindée en deux, deux portes métalliques avec des croisillons qui se refermaient automatiquement. Les deux portes étaient situées de part et d’autre de la statue de Paul Déroulède, chantre du nationalisme, qui, le bras levé, la tête couverte de fiente de pigeons donnait l’impression de haranguer le postérieur du cheval de Jeanne d’Arc. L’endroit était un lieu de rendez-vous prisé des nationalistes.
La grande pelouse était en face de l’entrée, la petite, juste dans l’alignement séparée par une allée. Au fond, on apercevait la guérite verte du gardien avec la cheminée de son poêle à bois. A gauche, le bac à sable ceint de bancs en bois peints en vert et à droite, de l’autre côté de la rue Victor Hugo, la caserne de marins dont les fenêtres ouvertes laissaient entrevoir de jeunes mousses avec leurs tenues blanc et bleu et leur béret à pompon. Une grande allée, bordée de bancs, entourait les deux pelouses et conduisait à l’entrée secondaire rue de Paris.
Comme un rituel éternel, tous les jours, midi et soir, nos mères venaient s’asseoir autour du bac à sable et restaient là à bavarder entre une demie et une heure. Pendant ce temps, nous jouions et courions autour des pelouses, dans la grande allée. Nous observions avec la plus grande attention tous les passants de ce square, qu’ils soient habitués, comme les clochards ou les employés des entreprises voisines qui venaient déjeuner d’un sandwich, ou bien occasionnels comme les amoureux. Nous estimions que ce square nous appartenait et que tous ces visiteurs venaient en quelque sorte chez nous. Ils occupaient notre territoire.Nous craignions beaucoup le gardien qui était redoutable avec son sifflet strident qu’il actionnait à la moindre incartade. Malgré cela, l’été, lorsqu’il faisait très chaud, nous nous risquions en courant sous l’arrosagede la grande pelouse pour nous rafraîchir un peu.
Quand il me dit :
« approchez-vous, je vais vous apprendre à jouer aux échecs »,
sa proposition ne me laissa pas insensible. Il sortit un minuscule jeu d’échecs en plastique avec un couvercle transparent qu’il gardait dans la poche de sa veste. Chaque case était dotée d’un petit trou dans lequel on pouvait insérer un appendice qui dépassait de chaque pièce.
Il commença par m’enseigner le mouvement des pièces.Je ne pouvais pas rester trop longtemps près de lui sinon ma mère se serait inquiétée, aussi, je passais, je jouais et je refaisais un tour avant de rejouer. Et cela se reproduisait tous les jours. Si la partie n’était pas finie, nous la poursuivions le lendemain.Brun aux yeux bleus, il avait l’air plutôt jeune, bien habillé, des lunettes qui ressemblaient à des bésicles, un journal à côté de lui. Quand il me voyait il me souriait, l’air de me dire :
« je suis content de te voir ».
On ne se parlait pas, je ne connaissais pas son prénom, il ne connaissait pas le mien. Entre nous tout se passait par le regard et les gestes. Il m’indiquait ses recommandations en les jouant sur l’échiquier. A mesure du déroulement des parties, j’avais l’impression de progresser, je rêvais déjà du jour où je le battrais. Peut-être était-ce son objectif, fabriquer un champion, le champion qu’il n’avait peut-être pas pu être. Mes dons en calcul, en tous cas m’y prédestinaient. Ma mère m’avait interdit de parler à un inconnu, elle m’avait cité de nombreux cas d’enfants qui avaient été enlevés à la suite de rencontres fortuites. Cela avait engendré une grande angoisse, mais c’était plus fort que moi, je ne croyais pas que mon professeur d’échec fut dangereux. Je devais seulement garder secret mon commerce avec lui. J’étais donc obligé de me dissocier de mes amis, d’apparaître de plus en plus solitaire.Une fois, il voulut m’offrir un bonbon, mais je refusai véhémentement, j’avais entendu parler des messieurs qui offrent des sucreries aux enfants, et cela augmenta ma peur, mais je continuais quand même.
Un jour, en rentrant du square, ma mère m’interrogea :
« Tu ne joues plus avec tes amis, tu es fâché avec eux ? ».
Je répondis d’un grognement incompréhensible. Mais j’étais averti, il fallait redoubler ma vigilance.Nos parties d’échec avaient progressivement créé un lien d’attachement entre nous. Par moments, j’avais même l’impression qu’il me prenait pour son fils, un fils dont il ne parlerait jamais.
Dès que j’arrivais dans le square, je faisais le tour pour voir s’il était arrivé et j’étais déçu quand il tardait. Mais il venait toujours, comme s’il ne pouvait se passer de moi. Quand il me voyait son visage paraissait s’illuminer. Les jours de congé, il me manquait. Je rêvais qu’il sonne à la porte pour venir me voir. Mais il ne venait jamais.
Je compris petit à petit qu’il me manquait plus que les parties d’échec, que ce que je voulais, c’était le voir, même sans jouer. Le mystère attaché à sa personne me fascinait. Je le connaissais sans le connaître, je l’aimais sans même savoir qui il était. Et puis je ne savais pas s’il m’avait choisi par hasard ou si une raison particulière que je ne connaissais pas, une raison sans doute inavouable, l’avait guidé vers moi.
J’étais concentré sur un coup difficile car je voulais éviter la situation de pat, cette position dans laquelle quelque soit le mouvement du roi adverse il se met en échec, je devais réfléchir depuis plusieurs minutes quand j’entendis la voix de ma mère :
« Monsieur, que faites vous avec mon fils ? »
« Madame, je ne lui fais aucun mal. Il y a quelque mois, passant dans ce square j’ai cru apercevoir au loin mon petit garçon que sa mère a enlevé il y a deux ans et que je n’ai jamais revu. Toutes mes tentatives pour le retrouver se sont soldées par des échecs. Tous les jours j’emprunte quelques minutes de votre fils pour atténuer mon chagrin. »
Cerveau- Aprés quoi court donc Lelièvre ? - Dehel (le 28/02/2009 à 16h49)
Après quoi court donc Lelièvre ?
Paul Dehel
In Fiction n° 410, nouvelle de 17 pages, 1989. Editions Opta. Couverture : Florence Magnin.
Est-ce donc une partie d'échecs qui se joue entre les Limitationnistes et les Elargistes ? Les uns ont eu droit d'être immortels et ne veulent pas permettre ce droit à la population entière, ce que conteste bien évidemment les autres, souvent les plus pauvres... Le héros Lelièvre a obtenu après quelque argent et épreuves à gagner ce droit, mais pour autant adhére, au fil des années qui passent, aux thèses des Elargistes. Et les Limitationnistes ne sont pas contents !
- Vous ne comprenez donc pas que c'est un jeu ? Une partie d'échecs. Chacun avance ses pions. L'objectif unique de chaque camp est la destruction totale de l'autre et il n'est pas question de faire du sentiment. Mais une fois la partie terminée, on replace toutes les pièces sur l'échiquier et on recommence. Un jeu. Et vous trahissez votre camp. - Malheureusement, fit Lelièvre d'une voix lasse, ce sont des vrais hommes qui meurent dans votre jeu. Pas des pions. Des gens qu'on ne pourra plus jamais remettre sur l'échiquier...
Villes... Trilogie New-Yorkaise - Paul Auster (le 21/02/2009 à 06h13)
Trilogie New-Yorkaise Cité de verre, Revenants, La chambre dérobée
Paul AUSTER
Ed. Actes Sud Babel n°32, 1991 (Paul Auster 1985 et 1986) (City of Glass, Ghosts, The Locked Room)
4ème de couverture : De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l'art de la narration est sans doute la plus déterminante. C'est qu'il suffit de s'embarquer dans la première phrase d'un de ces trois romans pour être emporté dans les péripéties de l'action et étourdi jusqu'au vertige par les tribulations des personnages. Très vite pourtant, le thriller prend une allure de quête métaphysique et la ville, illimitée, insaisissable, devient un gigantesque échiquier où Auster dispose ses pions pour mieux nous parler de dépossession.
des quêtes d'identité et des personnalités perturbées, et un lien entre les trois textes qui sont réunies dans cette trilogie. Paul Auster nous fait voyager à travers New-York et à travers les feuilles d'écritures, la solitude, des détectives qui s'identifient à ceux qu'ils poursuivent... Monde étrange et à la fois proche d'une vie urbaine.
Page 119, tiens donc référence à Humpty-Dumpty, lui aussi. -Qui ça ? - Humpty Dumpty. Vous savez bien, l'oeuf (...) l'incarnation la plus pure de la condition humaine. Ecoutez avec attention, monsieur. Qu'est-ce qu'un oeuf ? C'est ce qui n'est pas encore né. Un paradoxe, n'est-ce pas ? (...) - Lewis Carroll. - A travers le miroir. Chapitre six ...
Dans Revenants, les hommes ont des noms de couleur, Blanc, Bleu, Noir. Bleu est le détective qui épie Noir sur la commande de Blanc. "Spéculer", venant du latin speculari, signifie "observer", "épier", et s'apparente au mot speculum qui veut dire "miroir"... (...) il découvre qu'il s'observe aussi lui-même ...
Et voilà pas de jeu d'échecs plus que cela, mais intéressante littérature ! Où encore des petits passages avec le livre de Lewis Carroll, Alice De l'autre côté du miroir.
Cerveau - Le Monde des A - Les joueurs des A - Van Vogt (le 22/01/2009 à 22h58)
Alfred E. Van Vogt
Le monde des à (prononcer le monde des Non-A) (Ed J'ai Lu n°362, 1976) (Origine The World of Ã, 1945...)
Le matin même, Gilbert Gosseyn avait quitté Cress-Village, en Floride, pour se rendre dans la capitale et tenter sa chance auprès de la Machine des Jeux. (...) Alors Gosseyn entreprend la plus fantastique quête qu'un homme puisse faire, celle de sa propre identité. (...)
Les joueurs du à (Ed J'ai Lu n°397, 1984) (Origine The Players of Ã, 1948...)
La fin du Monde des à semblait avoir laissé Gilbert Gosseyn maître de la situation. C'est alors que vont se révéler les participants du jeu d'échecs cosmique dont il n'était qu'un pion inconscient. (...)
Page 12 du tome Les Joueurs du à : << Les échecs, ce n'est pas un jeu de solitaire. Autre chose : Gosseyn se considérait à peu près comme un pion sur la septième rangée. Eh bien, je crois qu'il est devenu reine quand il a tué Thorson. Je vous le dis, Reesha, c'est dangereux de laisser une reine dans une position dont elle ne peut bouger... >>
Fou - L'itinéraire du Fou - Benoït Decque (le 31/12/2008 à 15h59)
L'itinéraire du Fou
Benoît Decque
"En décalage latéral par rapport à un axe signifiant, le fou retrouve sa fonction première, trublion éclairé, vigie attentive..."
LE FOU. Pièce géante sur diagonale urbaine.(h=2,95m ø= 1,25 m)
Bouffon du roi peut-être, à l'honneur dans les rues de Strasbourg cette année 2008..., présent à Karlsruhe, Einweihung Skulpturenpark EttlingerTo pour cette photo lors des 3 années précédentes...
-Par son déplacement dans la ville et sa position sur une ligne diagonale rouge, cette œuvre ne fait pas que remettre en cause la localisation fixe traditionnellement liée à la notion de sculpture monumentale ; elle suggère aussi par son mode spécifique d’activité dans une partie d’échecs l’idée que l’espace urbain est un champ de tensions variables au fil du temps, parfois intenses ou surprenantes mais néanmoins réglées par l’observation de « règles du jeu » - Le CEAAC - CENTRE EUROPÉEN D’ACTIONS ARTISTIQUES CONTEMPORAINES
Au détour d'une rue, un Fou plus grand qu'un humain, en perspective avec son environnement urbain... oeuvre d'art tout en liberté dans la ville. Nous interroge. Un Fou sans son échiquier... Une ligne rouge indique une direction (?), "un sentier de traverse" indique l'auteur... "le Fou s'y déplace, il observe la ville ..."
Pleins de réalisations et d'idées sur le site de l'artiste...
Merci à ce strasbourgeois, artiste aux multiples matériaux, maître es création. Merci pour vos bons voeux, les miens en retour... et merci de l'intérêt que vous portez à mon travail et à ma façon (très particulière) de jouer aux échecs et celle (très urbaine) de déplacer mon fou...( ...) Dans l'attente de voir mes images sur votre site, je vous réitère mes bons voeux pour 2009... et de bonnes parties d'échecs... avec fou sur diagonales urbaines. Benoît DECQUE.
Joueuses - Ma non troppo - Haïk (le 01/10/2008 à 23h04)
Ma non troppo
Isabelle Haïk Isabelle.haik@unicaen.fr, 2001
4ème de couverture : "Ce livre composite, agrémenté de quelques planches, nous entraîne dans le monde des émotions en parcourant le voies diverses de l'imagination, à la suite de personnages éthérés, dont un des pieds est dans le réel, et l'autre dans on ne sait quel monde intérieur, évoluant dans un quotidien qui, à force de se passer de limites, bascule parfois..."
13 histoires courtes, un "thriller psychologique", cinq poèmes rythmés "des paroles en quête de musique" et une petite bande dessinée composent ce bouquin de 285 pages.
Sherbakov (Caen, juin 1999). Histoire courte, "- Dites-moi, qu'est-il arrivé à Sherbakov ?" "Cavalier C5, il est fou."
Dans le silence de la nuit (Vitry-sur-Seine, 1976),Histoire courte, "Markov s'abîmait dans le souvenir (...) de son époque de gloire."Une partie, la dernière ?, contre un mystérieux jeune homme...
Une peur blanche (Caen, octobre 1996), petit roman de 13O pages en 18 chapitres. "Lorsque Mathilde, joueuse d'échecs et comédienne, se trouve confrontée à une énigme dans sa vie personnelle, elle n'a pas d'autre idée que d'en trouver la solution. Mais dans la vie, on ne peut pas reprendre son coup ou recommencer la partie." Triller psychologique certes "une trop belle dame passant dans la diagonale d'un fou - 126-" et aussi un texte riche et quotidien, une fille qui veut en aider une autre un brin jalouse, la peur de l'appel téléphonique anonyme, qui veut tuer. La joueuse aussi, qui à côté de son activité de comédienne (théâtre - à ce sujet de belles pages - 153 - comparant comédien et acteur), joue et s'entraîne aux échecs - étude de l'ouverture Philidor, blitz effréné "Le blitz exige une vivacité d'esprit et inventivité du joueur qui soient à la mesure de son agilité manuelle -146 -", une partie Sämisch - Nimzowitsch, Copenhague 1923, (tiré du bouquin génial HAIK, Aldo & Carlos Fornasari : Les échecs spectaculaires : les 150 plus beaux coups, Albin Michel, 1984).
merci à l'auteur du contact ! Extraits du message ... et achetez le livre ! Il vaut bien plus !
Cher ami,
Quelle heureuse surprise de voir mon livre sur votre site!
Je me cherchais sur internet, pour voir si mon site professionnel était visible, et voilà Ma non troppo annoncé, avec la couverture, des d'extraits et des commentaires agréables. J'en suis très émue. Et merci de m'avoir lue avec autant d'attention.
J'ai navigué un peu sur votre site,qui est très joli et agréable,et qui fait très bien ressortir le sentiment d'attirance artistique que suscite le jeu d'Echecs.
Mon livre est resté dans un réduit, mais j'imagine que, grâce à votre site, des surfers pourront vouloir s'en procurer une copie.
Dans ce cas, voilà une information à jour : mon adresse e-mail est: isabelle.haik@unicaen.fr
PRIX DU LIVRE 10 euros, prix de l'envoi inclus.
Bien cordialement, et longue vie au site, à l'amour de ce jeu, et aux amateurs.
Aprés quelques idées concernant les apports du jeu d'échecs pour l'enfant (orientation temporelle, raisonnement, compétences transversales, programmes scolaires, développement de l'enfant), l'auteur aborde quelques éléments historiques du jeu d'échecs, et re-précise les notions de base du jeu d'échecs (matériel, déplacement...).
Seize leçons découpent le livret pour aborder le thème des Mats types avec à chaque leçon, les corrigés, les contrôles, les jeux. De nombreux diagrammes agrémentent les leçons et place est laissée pour noter les réponses.
Structure adaptée pour apprendre les mats à nos chères petites têtes !! Et manifestement la technique paye, les enfants -------- deviennent eux-mêmes redoutables lors des tournois d'échecs !!
Précision de l'auteur - que je remercie vivement - : "cette prééditon est uniquement disponible pour les enseignants auprès des inspecteurs d'académie pour la région bretagne
une réédition nationale est prévue pour les librairies CNDP et traditionelles, je vous préviendrai (le tome 2 est en préparation)."